Les halles gourmandes
Procédure judiciaire en cours
Un projet non concerté
Ni avec les habitants : l’enquête menée auprès de vous prouve que la très grande majorité des tréviésois sont contre ce projet jugé inutile.
Ni avec les commerçants qui ont exprimé leurs profondes inquiétudes quant au risque d’une concurrence déloyale et la mise en péril de l’équilibre commercial de l’avenue Louis Cancel.
La mairie affirme avoir déjà 37 candidats étaliers. Qui sont-ils ? Ni les élus de l’opposition, ni les commerçants, ni l’association des Pros ne sont au courant. Une situation totalement anormale. A ce jour, une seule candidature semble se présenter: celle d’un représentant d’un groupement de 7 sociétés dont aucune n’est basée à Saint Mathieu de Tréviers.
La mairie écrit dans le « Guetteur » que grâce aux Halles, elle va défendre les agriculteurs et paysans locaux — mais nous avons interrogé les petits producteurs maraîchers du secteur et aucun n’a postulé. De qui se moque-t-on ?
Un emplacement totalement inadapté
La sortie de parking du projet est prévue sur l’avenue Louis Cancel, cet axe déjà complètement saturé et dangereux.
Des coûts d’achat et de travaux démesurés
Le service des domaines avait évalué cette parcelle à 312 500€. La mairie l’a achetée 441 000€. 41% de plus …
Le coût des Halles est en constante augmentation : nous en sommes maintenant à plus de 3 millions d’euros : un gouffre financier pour un projet flou, inutile et mal pensé. Et que personne n’a demandé…
Des procédures judiciaires en cours susceptibles d’annuler le projet
Un recours contentieux au tribunal administratif de Montpellier est en cours d’instruction (jugement en juin ou en septembre)
Le Conseil d’Etat à Paris a été saisi : Il semblerait que le maire, depuis le début, n’ait pas la délégation de compétence votée par son conseil municipal lui permettant de déposer le dossier de demande de permis de construire au nom de la commune. Nous avons demandé en mairie le procès-verbal de délibération du conseil municipal déposé en préfecture lui donnant délégation de compétence pour œuvrer. Aucune réponse n’a été donnée à notre demande…
L’ensemble des irrégularités soulevées sera examiné à la fois par le Conseil d’état à Paris, et à la fois par le juge du fond au tribunal administratif de Montpellier.
L’un comme l’autre va statuer. L’un comme l’autre peut décider la démolition de l’ouvrage.
La mairie a connaissance de toutes ces procédures et des risques encourus. Mais elle a choisi de passer en force. En faisant avancer les travaux très vite, elle fait courir un danger financier majeur à notre commune. Avec de l’argent public, notre argent à tous.
Le 15 mars, vous pouvez décider d’arrêter les frais pour qu’enfin, nous réfléchissions sereinement à l’avenir de cette parcelle.